Traits séduisants. L'illustration au service de la communication des marques

Traits séduisants. L'illustration au service de la communication des marques<br />
Lachartre Alain
Ed. Gallimard Jeunesse

De Jacques Tardi pour Chanel à Floc'h pour Veuve Clicquot, de Pierre Le-Tan avec Renault à Jean-Philippe Delhomme pour Le Bon Marché, les auteurs de bande dessinée et les illustrateurs de talent se prêtent au jeu de la communication des marques par le biais de l'édition. Pour que ces rencontres atteignent leur point d'excellence, la direction artistique occupe un rôle déterminant. Humour, élégance, émotion accompagnent alors le processus créatif. Ces éditions sont rares et d'autant plus recherchées qu'elles sont souvent publiées à quelques centaines d'exemplaires seulement. Voici l'occasion de découvrir ces trésors de papier, présentés et commentés pour la première fois par celui qui les a créés.
Présentation de l'éditeur

Le désert blanc

Le désert blanc
Darphin Patrick
Ed. Chêne

L'extrême aridité, la sculpture étonnante de ses paysages, font du désert Blanc, situé en Égypte entre les oasis de Baharya au nord et Farafra au sud, l'un des endroits les plus singuliers du Globe.
Sa géologie apporte une vision inédite du désert. La craie éclatante le jour se pare de rose et de mauve au coucher du soleil et d'or sous la pleine lune. Le froid matinal donne aux ombres ce bleu si particulier de nos jours de neige, et l'imagination s'emballe face aux monstres de craie luttant contre les siècles d'érosion...
Présentation de l'éditeur

Opacité de la peinture. Essais sur la représentation au Quattrocento

Opacité de la peinture. Essais sur la représentation au Quattrocento<br />
Marin Louis
Ed. Dupuis/Expresso

Qu'on ne s'y trompe pas. Le terme «opacité», qui brille d'un éclat noir au titre de l'ouvrage, ne renvoie ni à une ineffabilité supposée ou prétendue de la peinture, ni non plus à des énigmes que comporterait la mise en peinture ou en figure, mais à la pragmatique contemporaine, en un sens dont on trouvera l'élaboration dans La Logique de Port-Royal ou dans la sémiologie augustinienne.

Tout signe est à la fois une chose et une représentation : considéré comme chose, le signe focalise sur lui-même la «vue de l'esprit», il ne représente rien mais se présente lui-même. Comme représentation, il se dérobe à la considération et déplace la vue de l'esprit de lui-même à l'objet qu'il signifie. Le signe est alors comme la vitre transparente qui laisse voir autre chose qu'elle-même : lorsqu'elle s'opacifie, elle cesse de se dérober dans sa diaphanéité pour s'offrir à la vue et l'arrêter.

Ainsi la représentation de peinture qui, tout en représentant l'univers naturel, les hommes et les fracas de leur histoire, les créatures invisibles, le monde surnaturel, n'a de cesse de déployer les dispositifs complexes de présentation de ses représentations, de travailler et de faire travailler, dans ses «images» et ses «signes», leurs divers modes de présentation et jusqu'au sujet-peintre qui les met en oeuvre dans les «sujets» qu'il représente : opacités de la peinture.
Présentation de l'éditeur

Chansonbricole. L'intégrale et quelques bricoles de plus

Chansonbricole. L'intégrale et quelques bricoles de plus
Lapointe Boby
Ed. Christian Pirot

Boby Lapointe, auteur-compositeur-interprète, né en 1922, mort en 1972, a marqué la chanson française de ses audaces verbales, de sa voix distinguée et de ses harmonies fanfaronnes. Cet enfant de Pézenas, pittoresque petite ville de l'Hérault, où toutes les syllabes comptent, pratique jusqu'à l'absurde l'allitération, le double sens, le canular, le calembour et autres fientes de l'esprit. Tour à tour bricoleur de planeurs, scaphandrier-nettoyeur d'épaves, représentant de commerce, fort des halles, installateur d'antennes de télévision et coetera, il se lance dans la chanson et fait la tournée des cabarets. Découvert par Truffaut en 1960, il devient le 'chanteur sous-titré' de Tirez sur le pianiste. Victime de la déferlante yéyé et d'un cancer, il retrouve l'anonymat. Il sera redécouvert par une nouvelle génération de chanteurs, d'amateurs et d'enseignants - de la maternelle à l'université - et accède à une popularité qu'il n'a hélas jamais connu de son vivant.
Chansonbricole réunit les chansons, sketches, poèmes et autres bricoles de Boby Lapointe. Au total 84 textes qui constituent l'INTEGRALE de son oeuvre poétique. Aragon et Castille, Framboise, La maman des poissons... voisinent avec 11 pièces inédites, des documents rares et des manuscrits retrouvés par ses enfants.
Présentation de l'éditeur

Extrême. Esthétiques de la limite dépassée

Extrême. Esthétiques de la limite dépassée
Ardenne Paul
Ed. Flammarion/Essais

Notre époque est émotionnelle : elle aime les sensations fortes, les défis délirants, la violence. Ces excès en tous genres, elle se les représente volontiers sous une forme extrême, où l'accent est mis sur ce qui chavire nos sens : l'intensité, la démesure, le moralement inadmissible, l'horreur. Un élan destructeur au point de rendre légitime, en termes spectaculaires, une « esthétique de la limite dépassée ».

L'objet de ce livre est double. D'une part, documenter par le menu les formes d'expression contemporaines fortes de ce désir de dépassement esthétique : spectacles superlatifs, performances artistiques engageant la souffrance, documents d'actualité insoutenables, images de la pornographie dure, cinéma violent, mises en scène de la scatophilie, idolâtrie de la mort et du cadavre. D'autre part, analyser le glissement vers l'esthétique extrême que consacre, plus qu'aucune autre, la société occidentale. Magnétique et médiatique, la représentation de l'extrême y constitue désormais une véritable culture, un nouveau référent, un but.

Fourmillant d'exemples, cet essai s'attache enfin à apporter une réponse à ce questionnement cardinal : quel avenir, en Occident, pour le spectacle du pire ? Car à l'esthétique extrême il y a, en bout de course, une conséquence dramatique : l'épuisement du désir de voir. Que faire dès lors pour revivifier ce désir sinon, à plus ou moins court terme, devoir extrémiser l'extrême lui-même et ses représentations ?
Présentation de l'éditeur

Notes sur la nature, la cabane et quelques autres choses

Notes sur la nature, la cabane et quelques autres choses
A. Tiberghien Gilles
Ed. Félin/Les marches du temps

«Il semble que nous ne fassions que languir dans l'âge mûr pour dire les rêves de notre enfance, et ils s'évanouissent de notre mémoire avant que nous ayons pu apprendre leur langage.» Henri David Thoreau, Journal

Ces notes ont commencé d'être écrites dans une cabane lors d'un séjour dans le Vermont. Elles ont été poursuivies, ensuite, durant plusieurs années et à diverses occasions. Au fil des réflexions développées ici, la cabane est apparue comme un opérateur intellectuel permettant de penser des expériences que chacun a pu faire ou imaginer dans l'enfance comme dans l'âge adulte et qui concernent peut-être d'avantage un espace psychique qu'un espace proprement physique. Les cabanes, contrairement à ce que pourrait laisser croire l'étymologie, ne sont pas de «petites maisons» : elles sont sans solutions de continuité avec les architectures dont elles sont supposées être l'origine. Fragiles et singulières, elles sont construites sans plan préconçu. Elles abritent des individus qui ne s'y installent pas, n'y habitent jamais véritablement. Aux marges des villes et des sociétés, elles recomposent une certaine idée de la nature à laquelle nous désirons nous confronter tout en la craignant. Cette ambivalence fondamentale fait de la cabane un lieu de contradictions où coexistent le haut et le bas, l'ouvert et le fermé, le mobile et l'immobile, le jeu et le sérieux, la vie et la mort.
Présentation de l'éditeur

Mr Nobody

Mr Nobody
Van Dormael Jaco
Ed. Stock

Chantal Thomine-Desmazures a l'oeil. Ses photos racontent comme seule la photographie sait raconter. Le temps est immobile, l'instant est suspendu, comme un souvenir, une image mentale, et pourtant le mouvement est là, les personnages, les sons, presque les odeurs. Ce qui se passe entre les images, dans les marges, elle nous le fait rêver. A travers l'aventure d'un tournage, ses images sont des cailloux qu'elle sème comme le petit poucet. Sur le plateau, l'appareil à la main, Chantal regarde. Avec talent, elle saisit l'instant fugace et fragile. Elle saisit le travail des acteurs, du chef opérateur, de la décoratrice, le mien. Ses photos sont à la fois plus vagues et plus claires que l'image animée. Elles font voir quelque chose de particulier, quelque chose de l'ordre de l'apesanteur et de l'absence de matérialité. Cette empreinte lumineuse est la plus juste que le film ait pu trouver. Jaco Van Dormael

Les architectes et mai 68

Les architectes et mai 68
Violeau Jean-Louis
Ed. Recherches

Drôle d'époque ces années 68 où vices et vertus nocèrent dans la ferveur des Trente Glorieuses, avant de se figer dans l'opportunisme médiatique et comptable des années 80 d'hiver. Et pour une fois l'architecture en était, de ce vaste Mouvement dont la majuscule traduisait l'effervescence autant que la diffusion des idées de Mai.

Entre mémoire et histoire, à l'écoute des acteurs à défaut d'avoir pu rassembler ses propres souvenirs, l'auteur met à nu les racines de la scène architecturale française contemporaine en retraçant les dernières années de l'École des Beaux-Arts. S'y croisent les univers et les réseaux, les affiliations politiques et les jeux d'acteurs, entre une administration d'abord conciliante puis dépassée par les événements et des architectes en herbe présentant tous les attributs du «jeune turc» au moment où les méthodes deviennent des méthodologies ; la forme, un signe ; l'architecture, une syntaxe ; et un courant architectural, un code.

Alors que l'enseignement de l'architecture se sépare brutalement de la «profession» sans gagner tout à fait les rivages de l'Université, alors que s'effondre le «système» des Beaux-Arts remplacé bientôt par celui des concours, l'élite encore fragile des architectes français emboîte le pas du vaste mouvement de libéralisation et de décentralisation qui allait si profondément modifier la société française.
Présentation de l'éditeur

Les mystères du rectangle

Les mystères du rectangle
Hustvedt Siri
Ed. Actes Sud

Siri Hustvedt est curieuse, elle regarde intensément les tableaux qu'elle aime par-dessus tous les autres.
Elle interroge son intelligence et sa sensibilité afin de comprendre la fascination exercée sur elle par ces rectangles de toile peinte accrochés aux cimaises des musées.
Et elle rend compte avec humilité du résultat de sa réflexion, à la fois en spécialiste émérite (elle collabore à la revue Modern Painters) et en véritable amateur de longue date. Elle use d'un vocabulaire choisi pour commenter en toute simplicité ses oeuvres préférées par exemple La tempête de Giorgione, Marat assassiné de David ou Oncle Rudi de Gerhard Richter...
Ce livre est une promenade dans les musées de New York ou Paris que l'on ferait en compagnie de l'auteur, une promenade instructive et mémorable.

Graziella Federico, libraire.

Le vent du destin. Manouches, roms & gitans

Couverture non disponible
Brabo Michèle
Ed. Seuil

Michèle Brabo n'a jamais cru aux « voleurs de poules » ni aux « voleurs d'enfants ». Son oeil de photographe a vu autrement les Roms, les Manouches ou les Gitans. Elle a aimé accompagner les Voyageurs. Acceptée par les familles, elle nous découvre leur intimité : elle a participé à leurs fêtes, suivi leurs pèlerinages, partagé leurs repas.
Étameurs, vanniers, maquignons, chaudronniers, rempailleurs, luthiers, fabricants de roulottes, ou peintres et musiciens, tous ont aimé lui révéler leurs savoir-faire.
Voyage au coeur des familles, dans les paysages changeants que traversent les roulottes et les caravanes, témoin de leur élégance, de leur vitalité si pleine de dons, ce livre participe à la mémoire d'un peuple. Il est aussi le livre d'une amitié qui a parcouru toute la vie et le travail de Michèle Brabo.
Présentation de l'éditeur