Vous descendez ?

Vous descendez ?
Hornby Nick
Ed. Plon/Feux croisés

La vie, la mort...et la pizza

La veille du nouvel an, à Londres, quatre individus se retrouvent, par coïncidence, sur le toit d'un immeuble de quatorze étages, tous avec la ferme intention de sauter pour mettre un terme à une vie devenue intolérable. Arrive d'abord Martin, présentateur vedette de la télévision, dont la carrière et la famille ont été brisées par un scandale sordide et retentissant ; puis Maureen, femme simple, fervente catholique néanmoins prête à commettre le plus grand des péchés, car elle n'en peut plus de s'occuper, seule, d'un fils handicapé ; ensuite Jess, 18 ans, souffrant d'une grosse peine de coeur, pleine d'amertume (et d'alcool) ; et enfin J J, jeune Américain dont les rêves de devenir rock star ont disparu, et qui se trouve anéanti par une situation précaire de livreur de pizzas.

Ce quatuor n'a en commun que le désespoir... et une petite faim. Et voici deux pizzas, apportées par J J... Les langues se délient, chacun raconte sa vie, ses déceptions ; finalement, l'aube venant, ils décident de différer, et se donnent rendez-vous à la Saint-Valentin, au même endroit.

Ainsi débute ce nouveau roman magistral de Nick Hornby, son plus accompli depuis Haute fidélité, mélange de drôlerie, de tendresse, d'humanité, d'un brin de mélancolie. L'humour et l'infinie sagesse de Nick Hornby le portent, ici, au sommet de l'art de l'écrivain.

«Hornby est un auteur qui ose être tout à la fois drôle, intelligent, et d'une grande générosité de sentiments.» New York Times
Présentation de l'éditeur

A propos d'un gamin

A propos d'un gamin
Hornby Nick
Ed. 10/18

Pour un petit Londonien de douze ans, que sa mère, baba cool divorcée et dépressive, affuble de grosses lunettes et de mocassins ringards, et à qui elle inculque des théories aussi psychorigides qu'improbables à propos de l'existence, la vie n'est pas facile.

Pour un célibataire londonien de trente-six ans, riche, oisif, mais qui a de plus en plus de mal à dénicher des compagnes bien roulées, indulgentes et disponibles, la vie n'est pas facile non plus.

Quand le gamin et le célibataire se rencontrent dans un club pour femmes seules où le célibataire s'est indûment introduit, les choses deviennent de plus en plus compliquées. Nick Hornby en dit beaucoup, en riant, sur la triste condition des mâles célibataires de tous âges, dans les tristes temps que nous vivons. Christophe Mercier

Les maîtres du jeu

Les maîtres du jeu
Costello Mark
Ed. Actes Sud

En mission pour assurer la protection rapprochée du vice - président des Etats-Unis en campagne électorale dans le New Hampshire, l'agent fédéral Vi Asplund revient dans sa ville natale. Elle y retrouve son frère, Jens, mathématicien de génie, qui a recyclé ses talents dans les jeux virtuels et se voit désormais confronté aux ambitions cauchemardesques de cette lucrative industrie.
De même que les agents du Service secret tels que Vi ont pour règle d'abandonner toute préoccupation d'ordre émotif et personnel afin d'être capables, en cas d'attentat, de se transformer sur - le - champ en bouclier de chair, de même les chercheurs qui, comme Jens, ont signé leur pacte faustien sont priés, au nom des lois du profit et de la concurrence, de laisser leurs états d'âme au vestiaire quels que soient les problèmes éthiques que leur pose la création d'un nouveau jeu vidéo particulièrement violent, par exemple...
Autour du frère et de la soeur affrontant l'un et l'autre un moment crucial de leur existence, gravitent de nombreuses figures de la crise de la conscience américaine. Attachants et hauts en couleur, ces personnages entretiennent, dans un monde d'une exceptionnelle âpreté, des relations humaines chaotiques mais qui fonctionnent pour eux comme autant de repères dans le labyrinthe de la paranoïa et de la violence engendrées par les contraintes de la réussite sur tous les plans et à tout prix.
Tableau sans concession mais souvent plein d'humour des spectres et des angoisses qui hantent la société contemporaine, ce brillant roman de Mark Costello brosse le portrait d'une humanité héroïco-pathétique, sans cesse menacée par le bug fatal qui pourrait, à chaque instant, porter le coup de grâce à ses illusions de maîtrise.
Présentation de l'éditeur

Le prisonnier du Caucase

Le prisonnier du Caucase
Makanine Vladimir
Ed. Gallimard/Du monde entier

Quelle place la beauté peut-elle trouver au milieu de la guerre ? Qui, des deux adversaires, est le prisonnier de l'autre, dans un conflit comme celui du Caucase ? Telles sont les questions abordées par Makanine dans la nouvelle titre de ce recueil, à travers l'histoire d'un soldat russe fasciné par son jeune prisonnier caucasien. Si la toile de fond du récit - l'enlisement militaire russe dans le Caucase - est d'une actualité politique brûlante, «Le prisonnier du Caucase» est avant tout une magistrale leçon de littérature, un texte d'une force visionnaire indiscutable, reconnu comme tel dès sa publication.

Dans «La lettre A», Makanine revient sur le passé soviétique du pays, en décrivant la lente décomposition d'un camp du goulag en Sibérie. «L'antileader» quitte le terrain politique ou historique des deux premières nouvelles pour raconter une guerre plus intime : celle que mène Kourenkov, un brave plombier, contre ses propres démons, la jalousie et la violence. «Une bonne histoire d'amour», qui clôt le recueil, brosse le portrait d'un couple cynique et arriviste qui, après avoir subi de plein fouet les bouleversements de l'Histoire russe, cherche à se faire une place dans la nouvelle société...

Ces nouvelles composent une brillante radioscopie de la Russie d'aujourd'hui, mais nous interrogent aussi sur la place que nous accordons à la beauté et aux sentiments dans nos vies. Vladimir Makanine, un des grands maîtres de la littérature russe contemporaine, fait une nouvelle fois la preuve de l'étendue de son immense talent.
Présentation de l'éditeur

Il pleut en amour

Il pleut en amour
Brautigan Richard
Ed. Castor Astral

Il aimait Baudelaire, le Grateful Dead, les winchesters et le whisky. Il mitonnait l'humour à feu doux, même si la mort le hantait. Il concevait la poésie comme le roman, et vice versa. il envisageait la gueule de bois comme un objet de l'artisanat populaire. Ses chefs-d'oeuvre imparables ont fait de lui l'auteur culte américain des sixties et des seventies.
Les textes ici rassemblés sont des instantanés de vécu, des historiettes métaphysiques dues à un virtuose de la dérision. Richard Brautigan reste ce surréaliste à la fois farceur et tragique, égaré sur les brisées de la Beat Generation. Il demeure surtout comme le plus original des auteurs américains recensés en trente ans de contre-culture.
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Vice de forme

Vice de forme
Lashner William
Ed. Rocher

Avocat criminel à Philadelphie, Victor Carl reçoit un soir un coup de fil paniqué d'un de ses anciens camarades de la fac de droit, Guy Forrest. Ce dernier prétend qu'il vient de découvrir le corps de sa fiancée assassinée dans leur maison de la banlieue chic de Philadelphie. La victime s'appelle Hailey Prouix. Par amour pour elle, Guy avait tout abandonné : travail, femme et enfants. Convaincu, malgré son amitié, que Guy est le meurtrier d'Hailey, Victor accepte malgré tout de le défendre après son incarcération, se jurant secrètement de faire toute la lumière sur cette affaire, quel qu'en soit le prix.

Commence alors une quête de la vérité qui le conduira de Philadelphie en Virginie-Occidentale en passant par Las Vegas, un voyage dans le passé d'Hailey Prouix, où rien n'est aussi simple qu'il n'y paraît. Car Hailey a fasciné et ensorcelé tous les hommes qui ont croisé sa route ; tous les hommes, y compris Victor Carl lui-même...
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Polar

Le mur de verre

Le mur de verre
Schindel Robert
Ed. Stock

«Il fait si froid quand on reste assis et que les souliers trempent dans la neige, et tout ça imaginez-vous il y a quarante-cinq ans mais les pieds nus ou dans des sabots de bois ou des loques, et pas quatre-vingt-dix minutes mais un jour entier, une nuit et encore un jour. Une idée me traverse l'esprit, on devrait embaucher des antisémites comme figurants. Et les laisser là assis ou debout par moins vingt-deux, et pas une heure et demie mais disons trois heures. Pourtant c'est pas parce qu'ils se gèlent que ça nous réchauffe, nous autres, pas autrefois, et aujourd'hui un thé brûlant fait aussi l'affaire.»

Au début des années 1980, l'Autriche dort encore paisiblement, bercée par la douce nostalgie de la grande époque des Habsbourg. Mais l'ouverture à Vienne du procès du SS Oberscharführer Anton Herser, surnommé le briseur de crânes, interrompt brutalement ces rêves d'innocence. Toute la nation se retrouve confrontée à un passé douloureux, jusqu'alors trop souvent occulté : le national-socialisme. Un fils de SS hanté par d'effroyables souvenirs, un survivant appelé à témoigner au procès de son bourreau, un homme de théâtre qui cache ses origines... Autant de personnages complexes, de secrets, mais aussi d'espoirs, qui dévoilent strate après strate la psyché autrichienne.

Dans une langue dure et poétique, Robert Schindel met en scène la difficulté de vivre avec un passé très présent, avec la culpabilité, l'oubli et la mémoire. Sans doute est-ce pour cela que Le mur de verre est devenu en Autriche et en Allemagne le livre de toute une génération, trop jeune pour avoir connu les horreurs de la guerre, trop âgée pour ne pas en avoir subi les conséquences. Bouleversant retour sur la période la plus sombre qu'ait traversée l'Europe, le roman pose également des questions essentielles sur l'identité collective et sur la place de chacun dans l'Histoire.
Présentation de l'éditeur

Le Grand Incendie

Le Grand Incendie
Hazzard Shirley
Ed. Gallimard

1947 : la paix a un goût étrange. L'Angleterre est en ruine, la Chine attend la victoire de Mao, le Japon est hanté par ses crimes de guerre et par Hiroshima. Entre ces trois pays navigue Aldred Leith, sinologue, fils d'un romancier célèbre, héros blessé au combat. Comme tous ses contemporains, il oscille entre euphorie et désillusion, soif de vivre et peur du vide. Et il se pose une question lancinante : quel sens donner à cette existence qu'il a failli perdre ? Comment justifier d'avoir survécu ? Et puis, dans le monde d'ambitions et d'intrigues des troupes d'occupation, il croit retrouver une innocence perdue, incarnée par deux adolescents cultivés et fervents : un jeune homme voué à une mort prochaine et sa soeur, tout droit sortis d'un conte de fées. Cela peut-il suffire à reconstruire un monde ?
Jamais sans doute le climat de l'après-guerre n'a été évoqué avec une telle précision, une telle intensité charnelle. Mais Shirley Hazzard excelle tout autant à ciseler l'intime sur fond de tourmente collective, donnant à ces destins une portée intemporelle et universelle. Avec cette oeuvre inoubliable alliant richesse poétique et justesse de ton, subtile perfection classique et fulgurances de style, elle s'impose plus que jamais comme une romancière majeure de notre temps, qu'il est urgent de découvrir.
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Quatre saisons à Mohawk

Quatre saisons à Mohawk
Russo Richard
Ed. Quai Voltaire

Traduit de l'américain par Jean-Luc Piningre

'Tout sonne juste dans ce roman. Un véritable bijou.' San Francisco Chronicle

'Russo se révèle un maître dans l'art d'évoquer les sentiments, l'atmosphère et les senteurs d'une ville. Quatre Saisons à Mokawk est un roman remarquablement original et malicieusement drôle.' New York Times Book Review

'Riche de merveilleux détails... Un roman ample, sur les leçons métaphoriques de l'adolescence : le billard et la frustration sexuelle, la pêche à la truite et la sérénité.' %%Boston Globe

Le narrateur, p'tit Sam, se souvient de ses années d'adolescence dans la ville imaginaire de Mohawk, aux Etats-Unis. Son père, à la dérive depuis son retour d'Europe où il a participé à la guerre, erre de bar en bar et joue aux courses. A ses côtés, P'tit Sam apprend à jouer, tricher et voler.

Le Maître

Le Maître
Toibin Colm
Ed. Laffont/Pavillons

A un moment, je me suis aperçu qu'un certain Henry James me trottait dans la tête et j'ai eu envie d'ajouter un peu de fiction à la vie de ce grand homme. C.T.

En 1895, à Londres, Henry James présente sa pièce Guy Domville. C'est un échec retentissant. Hué par le public, blessé, il se réfugie en Irlande pour se consacrer au roman... L'histoire racontée ici commence le jour de ce fiasco et explore les cinq années qui ont suivi, cinq années vouées à l'art, durant lesquelles James a écrit ses derniers chefs-d'oeuvre. Mais à quel prix ?
Le procès d'Oscar Wilde, la mort de sa soeur et, surtout, le suicide de son amie, la romancière Constance Fenimore, lui rappellent avec cruauté l'aridité de sa vie privée et son incapacité à aimer, hormis ses personnages.
Pour devenir un tel génie, James devait-il refuser tout engagement amoureux et censurer ses sentiments ? Y a-t-il vraiment dans l'art, comme le pensait le romancier, quelque chose que jamais une émotion réelle ne saurait atteindre ? Biographie littéraire audacieuse, bouleversant hommage au grand écrivain, Le Maître est aussi un roman qui s'interroge sur les conflits entre création et vie quotidienne.
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